Lettre mensuelle de l’association

Chers Amis,

Les jours se suivent et se ressemblent… Bientôt une année que nous vivons sous cloche dans un monde anxiogène et chamboulé où les mots « confinement-reconfinement », « distanciation sociale », « gel hydroalcoolique », « contamination », « taux d’incidence », « variants » etc…, rengaine des médias répétée ad nauseam, sabordent un peu plus chaque jour notre moral déjà en berne…
Quand sortirons-nous de ce tunnel qui semble sans fin ? C’est la question que chacun d’entre nous se pose sans avoir le moindre début de réponse.
Le plus dur est cette incertitude et l’aléa qu’elle fait peser sur nos vies professionnelles et personnelles.
Que faire d’autre sinon tenir sans esquinter nos forces en palabres inutiles autour de ce virus devenu si central – que dis-je, omniprésent ! – dans nos existences. Pour ne pas sombrer dans l’angoisse, « il faut se retirer à l’écart de toutes ces rumeurs stériles qui se répandent comme une maladie contagieuse », nous enseigne Etty Hillesum. Et j’ajouterais, ne pas les relayer pour ne pas ajouter de la peur à la peur, de la tristesse à la tristesse, de la bêtise à la bêtise… Alors, quel peut être « notre faire » en cette période si compliquée ? Sans doute accepter de ne pas savoir, accueillir l’incertitude, prendre patience en tentant notamment de ne pas accorder toute la place au virus dans notre quotidien. Prendre des précautions ne signifie pas s’arrêter de communiquer, de rire et de sortir mais s’adapter à des contraintes sanitaires transitoires qui, pour indispensables qu’elles soient, ne doivent pas stopper nos activités ni nous ôter toute force de vie. Toute envie.

Ce n’est ni la première épidémie que les hommes ont à affronter, ni la plus meurtrière malgré ce que les Cassandres médiatiques voudraient nous laisser à penser à force d’en faire leur unique sujet d’actualité. Ne succombons pas à la morosité ambiante. Au moment où la lassitude et la déprime s’installent partout dans le pays, c’est précisément aujourd’hui qu’Etty Hillesum nous appelle à ne pas baisser les bras et à aider ceux de nos concitoyens qui flanchent grâce à notre écoute attentive, notre compassion et notre joie, oui, notre joie profonde « d’être là », de sentir le pouls de l’existence battre dans nos veines. « La vraie spoliation c’est nous-mêmes qui nous l’infligeons. Je trouve que la vie est belle, et je me sens libre », écrit-elle. Portons l’espérance et la lumière pour devenir, à son image, des fervents défenseurs de la beauté de la vie à tout prix !

Bien chaleureusement à tous,
Cécilia Dutter
Présidente

PS : Rendez-vous samedi 29 mai 2021 à L’Accueil Barouillère pour la grande Journée annuelle de l’Association.
Merci à ceux d’entre vous qui s’étaient inscrits à la manifestation initialement prévue en novembre 2020 et qui ne l’ont pas encore fait, de confirmer leur participation à celle de mai prochain (en précisant avec ou sans repas) et à ceux qui souhaiteraient y participer sans s’être encore inscrits de se signaler.

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